Tour du monde de Gil et Maria

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 06:09

Le Week End

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On fait des gateaux (du pays: cookies choco-macadamia, muffins...)

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Du parapente,

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Des marches le long de cette côte pacifique  qu'on adore:

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La semaine c'est boulot pour Maria:

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Au Moores Cancer Center                     Le Labo

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Maria Office                                        Maria Lab

 

Et Flight Training pour Gil

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Chez SAA, école de pilote                     coin repos

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Simultateur  de vol                                   Préparation des vols

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Duchess bi moteur                             flotte de Cessna 172


Le WE, on explore les sentiers et plages du coin...

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Veille de Noel, la température est douce...         

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Vive la vie et joyeuses fêtes!                 

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Par Agape
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 19:11

Comme pour faire vivre la suite de notre tour du monde, nous allons continuer, de temps en temps, à écrire ce blog... Pour rester en contact avec nos proches, pour partager nos expériences et pour nous, afin de laisser une trace écrite dans nos souvenirs...

fabuleuse côte escarpéeVue du décco de parapente, à 5mn de chez nous...

Comme un arrêt au stand en France de 8 mois pour se ravitailler, nous sommes repartis sur le chemin de la vie, de l'aventure. La Californie sera le lieu de ce prochain épisode...
san-diego-ca.pngNous sommes arrivés à San Diego le Jeudi 20 Octobre après 24heures de voyage.

Le coût de la vie élevé de la Californie nous a vite motivé à démarrer nos actions d'installation dès le lendemain.

Notre expérience du voyage nous a donné les bonnes méthodes et attitudes pour optimiser ce processus d'installation dans une nouvelle ville.
Beaucoup de démarches administratives ont été faites en amont pour pouvoir partir (immigration, procédure de VISA de travail ect...) et nous avons commencé dès le lendemain de notre arrivé la suite de ces actions administratives. Car aux US, tout est lié: pour pouvoir louer un appartement il faut un compte bancaire sur lequel ils font une analyse: "credit history". Mais comme on a pas encore de compte bancaire ils ne peuvent pas faire cette "credit history": problème... Pour ouvrir un compte bancaire il faut un permis de conduire californien, que nous n'avons pas encore... haa encore problème;-) Et pour passer le permis de conduire californien il faut le "Social Securtiy Number" SSN... Oui, tout est lié, alors on remonte la chaîne et on commence par le commencement.

C'est partis pour les services d'immigrations afin d'obtenir ce fameux SSN. On nous annonce 10 jours de délais... Problème, sans ce numéro magique le reste est bloqué et on ne peut pas chercher un appart, une voiture, ect... Avant de me lever et partir, comme pour jeter un pavé dans la marre,  je les informe que j'ai déjà vécu 12 mois en Floride il y a 10 ans et que j'avais à l'époque un SSN... Ça débloque tout, ils peuvent me faire une mise à jour de mon ancien Social Security Number. La machine n'est plus bloquée, on peux passer à l'étape suivante...
Le passage au centre d’examen du permis de conduire (que Maria ne pourra faire que lorsqu'elle aura son SSN) en 2 étapes: l’examen théorique (il y a tout de même pas mal de règles à connaître qui diffèrent du code de la route en France. Ex: on peut passer au feu rouge lorsqu'on tourne à droite en marquant un temps d’arrêt, comme pour un stop...).
 Il est recommandé d’étudier le code de la route américain avant de passer le test. Mais on a pas le temps... Évidement, j'échoue au test. Il le corrige devant moi, et comme c'est un QCM, la correction se fait par comparaison au QCM de référence...qui contient les bonnes réponses... Tiens donc...

Je demande à le repasser une 2eme fois. On me donne un QCM différent mais il ressemble beaucoup au premier.  Sur les questions impossibles à deviner si on l'a pas lu avant... (ex: la limitation en quartier résidentiel, ou la limitation du taux d'alcool, ou le délais maximum avant d'enregistrer sa voiture ect..) je laisse un blanc. Lorsque l'examinateur corrige ma feuille, je jette un coup d’œil sur les bonnes réponses avant qu'il ne lève la tête vers moi pour me demander pourquoi je n'ai pas répondu à ces questions...
"Humm un oublie, puis-je réparer cette maladresse?"
Avec en mémoire les bonnes cases à cocher, je réussis mon 2eme essais dans les règles de l'art: c'est à dire sans tricher 

 1 semaine plus tard, la pratique : une formalité en 10 minutes de conduite.

Les 2 points importants de nos recherches sont l'appartement et la voiture. Nous n'aurons qu'une seule voiture pour 2 donc l'un d'entre nous devra habiter très proche de son lieu de travail pour y aller en vélo, à pied ou en bus. Nous dessinons donc un périmètre de moins de 15mn de vélo autour du lieu de travail de Maria et cherchons un appartement le plus grand possible pour un budget ciblé au dessous de $1200/mois.

Et pour ce prix assez élevé en France, on a difficilement un 60m² en Californie... Après des recherches intensives de Maria avant le départ et sur place, essentiellement sur LE site référence aux US: www.craigslist.com, nous trouvons un beau spot, en face d'un petit canyon, le seul appartement qui nous offre un peu de nature, les autres trop étriqués dans des résidences en béton. L'endroit nous plaît de suite:
notre patio, devant le canyonP1040846.JPG

Notre Patio                                                  La piscine de la résidence

En parallèle je recherche le 2eme point dur: la voiture. Toujours habitué aux voitures de fonction, je n'ai pas l'habitude de m'allouer un budget voiture Alors, je le restreins au pif à $3000. Le problème anticipé et qu'on cherche à éviter est d'acheter une voiture pas cher mais qui va tomber en ruine et entraîner des dépenses de garage toute l'année... Alors je ne prend pas de risque, je cherche une TOYOTA, la marque internationalement reconnue pour son faible besoin en maintenance. De plus c'est la marque de nos 4*4 au Tibet et en Australie qui nous ont emmené jusqu'au camp de base de l'Everest et au bout de l'outback sur des chemins impossibles sans nous laisser tomber.
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souvenir d'Australie...                                  souvenir du Tibet...

L'autre problème est le fort taux d'arnaques sur le marché de la voiture d'occasion à San Diego. 9 voitures sur 10 qu'on visite appartiennent à des mexicains qui les possèdent depuis moins d'un mois... Etrange... La proximité avec la frontière du Mexique ne joue pas en notre faveur dans ce domaine. Tenons compte de nos connaissances trop limités en mécanique pour identifier toutes les arnaques, on décide d'emmener les voitures choisies dans un garage pour un contrôle avant achat "pre-purchase inspection". La première révèle un grave accident évidement caché par le vendeur. L'avant droit de la voiture a tout simplement était découpé puis soudé avec un morceau identique mais d'une autre voiture... Le tout caché avec de la glue noire... 

P1040760.JPGAlors on cherche, on fouille,  Maria me donne son point de vue esthétique de la voiture, mois je cherche les vices cachés et ce n'est qu'après une 20aine de voitures visitées et après la 3ème inspection au garage que je négocie une Toyota Camry $3400 à $2500. Ça m'a l'air d'une bonne affaire et merci aux années de commerce et de vente dans ces moments là


1 semaine après notre arrivée, Maria signe le bail de notre appartement, et moi l'acte de vente de la voiture.

En parallèle, Maria a sélectionné sur le net, le kit de meubles indispensables à notre installation.  Et le Samedi 29, nous louons un truck et faisons le tour des particuliers pour ramasser les meubles dont nous avons besoin. Chaque arrêt fait place à des négociations pour aboutir à la plus petite enveloppe possible. A la fin de la journée on arrive à 2 canapés, 1 fauteuil, 1 table et 4 chaises, une machine à café, un micro onde, une table basse, un lit king size, 2 chaises de jardin pour notre patio, 1 lampe, 2 bureaux, 2 chaises de bureau et 1 écran plat lecteur DVD pour la somme hallucinante de $450 soit 320€ pour s'installer complètement!! Peux mieux faire?

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L’expérience de notre tour du monde nous a enseigné de ne pas succomber aux compulsions d'achats. Donc priorité au budget "projet de vie" devant celui des besoins matériels. Cette règle de vie nous permet de ne pas être figé sur place dans une trop grande zone de confort qui pourrait dominer des rêves qui nécessitent justement de sortir de sa zone de confort. On croit fermement que s'entourer d'un appartement ou maison trop épatant handicape les démarches d’essayer d'autres étapes de vie plus vivantes, plus passionnantes à vivre que la satisfaction de contempler ou montrer les meubles qu'on possède... houaa quelle philosophie!

Bref, c'est juste une façon de pensée que tout le monde peut lire partout aujourd'hui dans les bouquins de développement personnel. Mais au final, beaucoup en parle parce que ça donne de l'allure à une soirée ou un diner, mais peu de gens l'appliquent véritablement. Nous, on essaye à notre niveau d'appliquer ces concepts de vie. Et c'est pas toujours facile à appliquer. Surtout lorsqu'on est de retour en France et que tout le monde autour de nous s'émerveille devant tout leur nouveaux achats, nouveaux meubles, nouveaux Iphone ect...

Mais on continuer de croire que cet état d’esprit est le bon. Il nous a fait entreprendre de vrais beaux projets qui construisent une vie bien remplie au détriment d'un appart' peu remplie 

Après ce "déménagement express" en une journée avec Maria qui soulève des canapés avec moi  , nous nous accordons 2 journées de détentes avant la reprise du boulot pour Maria:

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Dans notre nouvelle voiture avec toit ouvrantDes pélicans

P1040835Nos premiers couchés de soleil sur l'océan pacifique
à 5 mn  de chez nous... on va en voir souvent!

De mon coté, je fini les derniers détails de notre camp de base et vais me plonger dans les jours qui viennent au démarchage intensif des écoles de pilotes autour de San Diego...

Le sentiment d'apaisement domine: s'installer aux US en moins de 10 jours c'était tonique mais CA, C'EST FAIT!

The show must go on!

Par Agape
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Mercredi 4 mai 2011 3 04 /05 /Mai /2011 11:38

Karijini Dales gorges 5

2h00 du matin, -56°C, 10 500m au dessus de la Chine, dans un Boeing 777, nous sommes les rares passagers de la China Eastern à rester éveillés. Nous sommes sur le retour...

Ipod sur les oreilles, nous repassons les musiques qui ont rythmées notre demi tour du monde... Et nous partons chacun pour un voyage de l'intérieur... Un voyage de la pensée qui traverse les expériences que nous avons vécues pendant cette année 2010 hors du commun, et nous soulève des émotions à fleur de peau, les yeux brillants, avec la conscience d'avoir vécus, sans doute, la plus intense année de notre existence...

Alors on se souvient des innombrables petits et grands moments qui ont jalonnés notre odyssée.

Comme ce petit déjeuner très étrange le 6 Janvier 2010, jour du départ. Prendre un petit déjeuner avant de partir pour 1 an faire le tour du monde... c'est forcément un petit déjeuner très particulier

On se souvient du 3eme jour en Inde, fin de matinée Maria reviens à l'Eco Camp (notre guest house) à cloche pied, aidée par un Indien du village... Incident de parapente qui entraînera un changement radical de notre itinéraire (dès le 3ème jour... ça commence bien)

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On se souvient de cette nuit à Chennaï (Madras) où la police a tambouriné violemment la porte de notre chambre à 3:30 du matin. Encore endormis mais vite réveillés, nous sommes restés un long moment à douter de l'authenticité de cette visite nocturne avant d'ouvrir la porte. Cette nuit c'était: comment passer de 50 pulsations cardiaques à 180 en moins de 5 secondes

On se souvient d'un couché de soleil pourpre depuis la plage "numéro7'' d'Andaman Island, avec la surprise d'un éléphant qui sort de la jungle juste derrière nous et arrive sur la plage pour prendre un bain... Cette plage ''7'' est reconnue pour être la plus belle plage d'Asie, nous confirmons: c'est un trait d'union avec le paradis... (De la jungle qui se jette sur une plage de sable blanc de 3km de long, des perruches vertes fluo, des perroquets, un magnifique lagon bleu turquoise et personne: une oeuvre d'art de la nature...)

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On se souvient de cette femme agonisant sur un trottoir de Pondicherry. Atteinte de la lèpre, implorant de l'aide dans l'indifférence totale des passants. Nous l'aidons à aller à l'hôpital... une goutte d'aide dans un océan de misère. Il y a des lieux où la vie est difficile à préserver...

On se souvient de GOA, mythique: des vols face à l'océan I'Indien au moment apaisant et coloré du couché de soleil, des côtes de boeufs entre amis chez l'Italien, de l'atmosphère "sixties-hippie" qui y règne. Mais Goa, c'est plus notre truc, c'est pour les touristes et les ados  à la recherche d'un flash d'ecstasy dans une des nombreuses soirées techno organisées sur les plages.

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Alors on fonce et on monte vers le Nord chercher un peu de fraîcheur et d'authentique. On se souvient, de notre passage par New Dehli: l'enfer sur terre. Devant la gare routière nous attendions le bus proche de ces mômes shootés à la colle qui jouent avec des lames de rasoirs et des chiens enragés. Dans le bus, de devoir mettre du baume du tigre sous les narines pour ne pas respirer ces odeurs épouvantables de poubelles, d'égouts à ciel ouvert et autres sources dont on ignore l'origine...

On se souvent de la ville du Dalaï Lama: Dharamsala dans le Nord de l'Inde. Les signes pleuvent, l'intuition coule, les balades dans la montagne, le stage de bouddhisme de 6 jours en présence de His Holiness...

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On se souvient, d'avoir volé sur les contreforts de l'Himalaya à l'arrivée du printemps, accompagnés des odeurs de fleurs et de l'émergence de la nature qui sort de son sommeil d'hiver...  enrouler des thermiques avec des vautours de 3m d'envergure à plus de 4000m d'altitude... Mais comment définir de tels moments? Ça n'est pas sensé être possible de vivre de telles situations...

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Assis dans cet avion qui nous ramène à notre point de départ, plongés dans notre aventure, balancés par les musiques de U2 et de bien être qui s'enchaînent sur notre Ipod commun, nous faisons une pause pour reprendre notre souffle et vérifier si nous sommes bien en train de vivre la même chose... L'hôtesse nous sert un thé, un échange du regard qui en dit long sur notre introspection et nous repartons sur le ''grand 8'' des émotions de notre délire post-voyage


On repart dans nos moments vécus, de notre arrivé difficile à Rishikesh (capitale mondiale du yoga): nuit blanche dans un bus, entorse de la cheville sur le toit du bus, 40 degrés à l'ombre, plus une chambre de libre, pendant une fête surpeuplée spirituelle qui a lieu tous les 12 ans (la Kumbela). Bloqué dans cette ville piétonne, (
un jour où je peux plus marcher) qui grouille à l'Indienne, cad comme une fourmilière à laquelle on aurait donner des coups de pieds  et allumé le feux... Sans inspiration pour se sortir de ce moment délicat... et puis l'arrivé de Bablu et ses amis: ils nous ont aidés, le cœur sur la main, n'attendant rien en retour, uniquement par fraternité : une leçon de vie, on se souviendra...
On se souvient des soirs à Rishikesh où des musiques envoûtantes sont diffusées dans toute la ville avec de puissantes enceintes rendant les lieux mystique. C'est le moment de déposer des bougies sur des petits radeaux flottants et de les envoyer sur le fleuve sacré : Le Gange...

On se souvient aussi de ce réveil déstabilisant, Maria me demande pourquoi je fait du bruit, mais je ne répond pas, car je suis entrain de dormir...La situation me tire du sommeil, on se regarde et nous pensons en une fraction de seconde: si c'est pas nous, qu'est ce qui peux bien faire ce bruit dans notre chambre... au pied du lit, un singe en train de dévaster nos sacs à la recherche de nourriture. Nous bondissons sur le lit, faisant peur au singe qui se cabre et émet un bruit sourd d'agression en nous montrant ces canines démesurées!!!

On se souvient, de notre passage à pied de la frontière Inde-Nepal, ville mortellement oubliée par le reste du monde... On se sent aux confins de la planète, excités par le fait de traverser à pied d'un pays à l'autre comme dans le bon vieux temps avec la vue de "GOOD BYE INDIA, WELCOME NEPALI!!"
De notre arrivée dans ce stage très particulier du Vipassana, pour 10 jours de maîtrise de l'esprit. De cette semaine bucolique passée dans les rues de Kathmandu.

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Et notre départ pour le Tibet... Kathmandu, 2 heures du matin, nous n'avons pas dormis de la nuit tant l'orage et la pluie dehors sont féroces. Après plusieurs heures de routes sinueuses à en vomir son ptit dej, nous arrivons au petit matin proche de la frontière avec le Tibet.
DSC00927Problème: un morceau de la montagne s'est littéralement dérobé: la route est barrée à plusieurs endroits sous des tonnes de roches...
Chance: c'est arrivé une heure avant notre passage. Nous n'osons pas imaginer si nous nous étions levés une heure plus tôt...La vie ne tient qu'à 1 fil? ce jour là c'était à 1 heure
On se revoit en train de porter nos sacs pour passer de l'autre coté de ces montagnes de gravats afin de trouver un autre moyen de transport et gagner la frontière...
On se souvient de notre entrée dans ce Tibet qui résonne en nous comme une "terra incognita", une terre éloignée, "untouched". C'était bien au delà de notre imagination. Le Tibet, c'est une autre planète. Le Tibet, c'est vraiment la création à l'état pur. Une Terre dépourvue de tout: aucun végétal,  aucun animal, pratiquement pas d'humain, c'est l’élément minéral qui domine... Un plateau immense à plus de 4500m d'altitude entouré d'une chaîne de montagnes comportant les 14 sommets de la planète de plus de 8000m d'altitude: l'Himalaya.

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Nous n'avons pas résisté à s'approcher au plus prés de CHOMOLUNGMA (Mont Everest pour les tibétains), en accédant en 4*4 par une piste lunaire au camp de base de l'Everest. Quelle atmosphère hors du temps!

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Arrivée à Lhassa, la capitale du Tibet, c'est le choc: Les Chinois ont propulsé le Tibet du passé au futur, en y amenant la technologie. (ils n'ont pas oublié de réduire à néant la culture Tibétaine du Dalai Lama, par une oppression que nous avons vu lors de notre passage de quelques jours à Lhassa). 

Dans le train le plus haut du monde, nous passons 50h avec un couple de chinois, pour rejoindre Shanghaï (où nous avons passer 15 jours chez Greg et Emma). 50 heures, pour passer des extrêmes les plus aigus de la planète... 

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Toujours dans un état hypnotique, nous sommes l'un contre l'autre, dans un demi coma ouaté, bordé par les micro secousses de l'avion. Un vieux film français sous titré en chinois passe sur les écrans, mais personne regarde, tout le monde dort... De notre coté, les yeux fermés, nous sommes devant notre propre écran de cinéma intégré derrière nos paupières et le film de notre vie se déroule tout seul, ou plutôt il repasse mentalement une 2ème fois pour bien implanter jusque dans notre ADN, les moments forts de ce demi tour du monde. L'avion continu son vol pour nous rapprocher de plus en plus de ce point de départ...


On replonge avec un plaisir non dissimulé dans les méandres de notre vécu et c'est des images de vols au dessus des grands canyons de la Chine du Nord qui arrivent et continuent ce film d'action dont nous sommes les héros 

Billy(Maria) et moi en train de voler côte à côte le long de falaises verticales de 1000m recouvertes d'un océan végétal qui rend chacun de nos vols à l'état d'exploration. Ensuite, on se pose dans un champ de culture, près d'une route en pleine campagne, heureux, fier, confiant, avec ce sentiment de liberté boosté par l'adrénaline. Un cocktail explosif qui anime l'envie de vivre. Une fois la voile pliée, sac sur le dos on commence à marcher le pouce tendu mais... faire du stop en Chine n'est pas trop dans les coutumes :-) En revanche les chinois prennent plaisir à s'arrêter prendre 2 occidentaux qui viennent d'arriver par les airs au milieu de nul part.

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La musique de l'IPod change, et c'est les images de la Thaïlande qui émergent tous azimuts pour progressivement prendre forme vers une histoire qui nous fait doucement sourire...
DSC00618Après  nous être rapidement échappés des plages à touristes de Phuket, nous avons décidé de traverser Kao Sok, une des plus anciennes forêts primaires du monde.Au milieu, un lac 6 fois plus grand que le lac d'Annecy, sur lequel nous organisons une petite virée de quelques jours à notre sauce, loin des circuits clef en main.

 Mais le début de cette aventure tourne rapidement dans le stress. Un enchaînement de situations et de quiproquos nous mettent très mal à l'aise avec le Thaïlandais que nous avons trouvé pour nous mener par bateau sur ce lac immense. Nous avons bien cru à un traquenard qui nous à poussé plusieurs fois à vouloir arrêter son pick up pour s'enfuir, ou encore sauter du bateau et nager jusqu'à la berge, ect... Ça s'est finalement bien terminé mais une flamme de vigilance est née de cette histoire incongrue
La Thaïlande à également fait l'objet d'un jeu: Partir de KO TAO, voyager chacun de son coté pendant 7 jours et se rejoindre de l'autre coté de la péninsule à KO PHI PHI. Maria est passée par Riley, moi par Ko Lanta. Chacun à vécu son expérience, chacun à suivi son chemin.


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C'est Ensuite la mystérieuse Bornéo qui nous a attirée vers un site mythique pour les plongeurs du monde entier: SIPADAN, une île préservée, inhabitée dans la mer des Célèbes, découverte par notre commandant Cousteau national. Un tombant de 2000m de profondeur,  SIPADAN c'est LE spot classé comme l'un des 5 plus beaux sites de plongées au monde: des requins à profusion, des tortues géantes, 1 tornado d'un millier de barracudas tous les jours au même endroit, des bancs de Bumphead fish, des murènes géantes ect...
Humphead Parrotfish10U---Borneo-SEAVENTURES 1983

Nous avions décidé de retourner sur cet endroit de la planète pour y réaliser notre brevet professionnel de plonger sur 1 mois.
Et on se souvient de cette nuit de départ depuis Bali (après avoir passé 10 jours avec nos amis de France Rémmyyy et Marie Line), devant le comptoir d'enregistrement. La veille de ce départ, un mail du centre de plongé concernant le changement de tarif sur la formation nous refroidis. Une demi nuit dessus et le lendemain nous vivons cette étrange expérience d'aller jusqu'à un aéroport, de faire la queue et au dernier moment de suivre ces impulsions de l'intuition qui nous disent de ne pas y aller...

seaventure resortContentieux négocié, nous partons 3 jours plus tard et avons finalement passé 1 mois d'apprentissage sur cette plateforme pétrolière en pleine mer reconvertie en hôtel-centre de plongée.
Nous avons ingurgité la totalité de l'encyclopédie de la plongée et en anglais svp! Réussis les 8 tests théoriques et l'ensemble des tests pratiques! Nos premières expériences de guide de palanquées sont mémorable avec ces plongeurs chinois qui nagent à peu près aussi bien que ma grand mère...

L'avion fonce toujours dans la nuit glaciale pendant que bien au chaud un éclair jaillit de nos mémoires: entre les 2 phases Sipadan, c'est l'ascension et vol depuis le sommet du Mont Kinabalu (4100m) à Bornéo qui refait surface!

C'est le mode expédition le plus aboutit et autonome depuis le début du voyage. On se souvient quelques mois plus tôt (dans un net café de Phi Phi Island) en parler comme un projet fou qu'on ne réalisera jamais... Et puis on pose les premières actions pour faire l'ascension... Arrivés sur place on entre en contact avec des locaux. De fil en aiguille on rencontre les rares parapentistes de Bornéo. Et puis tout s'enchaîne, on nous présente les sites du coin, on leur parle de notre projet de faire le Kinabalu et pourquoi pas emmener nos parapentes.... Les synchronicités arrivent, on rencontre un des 7 pilotes à avoir fait le vol depuis le sommet.
On se souvient de ce RV dans un bar avec ce pilote qui nous fait un briefing passionné sur la montée, le moment idéal du décollage, l'endroit le plus favorable... On prend des notes et le sentiment d'aller, pourquoi pas, au bout de cette idée folle nous gagne.
Avec l'aide de nos amis Malaisiens et de leur relations, nous recevons in extremis (ie, le matin même de l'ascension...), les multiples autorisations de vol (de la "DGAC locale"), et de décollage (du parc naturel de Sabah).

Ascension du KinabaluQuelque jours plus tard, on se retrouve au sommet du Kinabalu après une longue ascension et nous assistons au plus beau levé de soleil de notre vie. Nous laissons aller un sentiment qui nous arrache quelque larmes tant le spectacle de la nature est grandiose.

En revanche, les conditions sont trop fortes pour tenter de décoller. Un sensation désagréable nous subtilise ces moments de bonheur et l'échec du vol le remplace... On ne laisse pas ce mauvais sentiment nous envahir et malgré les difficultés logistiques (porteurs, nourriture, refuge complet ect...) nous improvisons de quoi passer une nuit de plus à 3500m afin de tenter à nouveau le sommet et surtout le vol le lendemain matin.
Et le lendemain matin, les conditions sont parfaites (Never Give up). On se souvient de ce moment particulier (oui, qu'on peux appeler la peur) au moment de donner la première impulsion pour que la voile monte au dessus de la tête et de ce moment magique (oui, qu'on peux appeler OUF d'apesanteur créé par la portance de la voile. Les 800m de vertical en granite juste devant notre ''piste de décollage''  passent en dessous de nos pieds. Instant de vertige, d'adrénaline et d'émerveillement. On longe toute la face sud du Mont Kinabalu que l'on a mis si longtemps à gravir. 45 minutes de vol et 2400m plus bas, nous nous retrouvons sur le green d'un golf pour atterrir et savourer cet instant de pur accomplissement.
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Il y a tant d'autres moments qui montent mais c'est impossible de tous les retranscrire. (Kota Kinabalu et le Little Italy, Sandakan et la rencontre d'Asnawi, 3 jours sur la rivière d'Uncle Tan, le combat de requin lors d'une plongée envoutante, le bateau de nuit sur la rivière, le foot avec le personnel d'une guest house, ect ect ect c'est infini...)
Les derniers que nous nous offrons dans cette odyssée de l'esprit, toujours assis dans ce Boeing 777 avec U2 dans les oreilles, c'est l'Australie
.

D'abord on se souvient de notre arrivée difficile sur cette terre promise que nous attendions avec fièvre depuis notre enfance. Arrivée difficile car la facilité de voyager dans les pays d'Asie s'efface contre les conditions plus compliquées des pays industrialisés. Les principales sont:  moins d'aide des populations locales, l'absence de facilité des transports en commun et le cout de la vie multiplié par 20...

Nos scénarios de ''trip australien'' prennent une douche froide. Immédiatement la réalité de ce genre de pays nous rattrape. On se souvient notre arrivé à Perth avec nos 2 gros sacs à dos avec une seule nuit réservée par internet comme seul préparatif. Force est de constaté que nous avons perdue la facilité de voyager de l'Asie au profit du niveau d'engagement plus élitiste de l'Australie. $100 la nuit, c'est le moins cher qu'on puisse trouver sur internet pour une simple auberge de jeunesse (jusque $300 la nuit dans une tente en plein Outback...) Finis les petites guest house sympas et pleines de charme pour moins de 7€, finis les bond restos aux saveurs de cocos et d'épices pour moins de 5€ à 2. Ici c'est plus cher qu'en France, on voyage pas plusieurs mois sans en subir des effets sensibles et rapides sur le budget. Un plan d'action visant à s'adapter à ces nouvelles conditions s'impose. L'objectif est de se rendre le plus autonome possible sur nos 3 postes de coûts les plus importants dans ce pays:
1. L'hébergement estimé à $4000/mois,
2. l'alimentation: cout des restaurants du type France,
3. tout en étant le plus mobile possible sur ce territoire grand comme 17 fois la France: le transport.
Alors on se souvient des jours passés à chercher la meilleure solution pendant que Perth nous fait fondre le budget comme une belle motte de beurre qui vient d'atterir sur Vénus! Il fallait faire vite mais prendre le temps de trouver les bonnes options pour ne pas se traîner des casseroles sur tout le trajet ou à la fin (du type: la revente). L'Australie étant un pays d'aventure, de désert et de pistes, on prend l'option, à l'encontre de la plupart des routards, de prendre un grand 4*4 hors de prix au détriment des vieux VAN qu'on trouve partout en donnant un coup de pied dans une poubelle...  On se souvient de Serge, une rencontre fortuite dans un resto Koréen, qui anime notre rêve de 4*4 dans les grands espace de l'Outback, plutôt que faire les routes classiques en VAN. Souvent dans ce voyage, il aura fallu les bonnes rencontres au bon moment pour décider d'un itinéraire hors du commun plutôt qu'un autre ''plus traditionnel''.


On se souvient des visites chez les particuliers, des garages dans toute la ville et alentours. On se souvient de Malkolm qui nous a vendu le 4*4 et aidé à l'équiper pour que l'on soit autonome et en sécurité (lit, frigo, réserve d'eau, d'éssence, nourriture, radio UHF, compresseur ect...)

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On se souvient de la bataille pour faire venir de France le paramoteur bi place, des déclarations aux douanes, des transporteurs ect...
On se souvient ce jour de départ de Perth: 2 doigts coupés en chargeant notre vaisseau, 2 fois aux urgences de l'hôpital pour les recoudre...
On se souvient de ma cheville qui casse le lendemain. Une grande tempête de malchance s'abat sur nous?

On se souvient comme on s'est caché de cette tempête à 100km au nord de Perth pendant quelques jours, sans bouger: juste nous, manger, dormir et attendre un peu que ça se calme, que je puisse marcher et qu'on puisse enfin repartir...
P1030760On se souvient de Billy aux commandes de notre vaisseau baptisé Alphonse, en train de rouler cet énorme Land Cruiser sur les pistes du Bush. De ce premier vrai trip sur les pistes de sable rouge de la réserve naturelle du Parc Perron. De ce premier levé de soleil au milieu ou plutôt au bout du monde: les couleurs, l'endroit inaccessible qui rend l'expérience tellement particulière. Et toujours U2 qui nous accompagne et qui sublime ces moments d'aventure. Ca y est la chance est de retrour et nous accompagne.

On se souvient de nos premiers campements "Into the Wild". De notre première bouteille de vin débouchée au milieu de nul part, seul et loin du monde moderne, admirant le couché de soleil sur la terre rouge d'Australie.

Vers Tom PriceP1030284

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On se souvient de notre vol en paramoteur depuis la plage de Cable beach à Broome...
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Oui ces moments ont été vécus, on a du mal à le croire. Nous petits terriens des villes, anciennement habités par notre zone de confort du monde moderne, on s'adapte pour se retrouver à habiter dans un 4*4 et vivre en pleine autonomie dans les grands espaces de l'Australie de l'Ouest! Mais qu'est ce qui peux bien nous arrêter maintenant? Le sentiment de confiance domine.

On se souvient des moments drôles (après coup) de cette soirée où nous arrivons trop tard pour installer notre camp. La nuit est déjà tombée, l'installation du camp est plus difficile. Mais lorsque des lueurs sortent de nulle part et s'approchent de nous, tous les films d'horreurs qu'on a pu voir dans notre jeunesse remontent à la surface!! On se voit encore remballer en un éclair notre camp en jetant tout dans le 4*4 et déguerpir le plus vite possible dans un nuage de poussière, accélérateur à fond On ne connaîtra jamais la nature de ces 3 lampes frontales qui surgirent du fond de la nuit, en plein outback...

On se souvient des parcs naturels de Ningaloo, du Karijini et du Kimberley, des gorges et des longues randos où on se prenait pour Indiana Jones. L'Australie c'est pas du voyage c'est de l'aventure!
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Ensuite c'est la longue route de 4500km qui traverse ce continent et nous ramène du coté civilisé de l'Australie: La cote Est... Brisbane, Manilla, Melbourne. On se souvient d'une longue réflexion et de la difficile décision d'écourter notre aventure pour rentrer préparer un nouveau projet. Amérique Latine, nous sommes triste de ne pas tenir notre RV mais nous ne te verrons pas cette fois ci...
On se souvient de nos démarches pour tout revendre (Paramoteur, parapente, 4*4 ect...). Entre l'investissement ($25 000) et la revente de tout notre matériel, nos 4 mois en Australie nous aura seulement couté $1 500 pour la seule logistique. Haaa dommage, le budget revient déjà en priorité alors que nous ne sommes pas encore rentrés... Mais la réalité de nos nouveaux projets nous rattrape. Les rêves ne se construisent pas uniquement avec la pensée

 P1040471On repense à cette dernière virée avec nos amis Janusz et Marie au concert de U2 à Melbourne et ...
 

 



 

15 jours après cette difficile décision, dans cet avion, le jour se lève tout doucement et sonne le retour imminent à notre point de départ... il y a 1 an... un mélange de mélancolie de savoir que cette année hors norme est terminée et de bonheur de l'avoir vécue.

Les sentiments et les idées se brouillent. La nuit blanche et notre trip des souvenirs nous ont consumés nos dernières gouttes d'énergie.

Depuis les hublots il n'y a pas de doute, les paysages froids recouvert de neige d'Europe nous font ressentir que notre style de vie et notre quotidien de voyageur nomade s'arrête là. Place au retour de flamme d'une telle expérience. Il va falloir serrer les dents et dépasser cette mauvaise étape qui s'annonce.
Mais avec des idées et des projets en tête...

Après un début d'année en France, une autre partie de la planète qui nous attire sera le terrain de jeux d'une nouvelle expérience qui verra sans doute le jour d'ici l'été...

To be continued

PS: nous remercions, du fond du coeur, les nombreux lecteurs (amis, familles et inconnus) qui nous ont suivis, soutenus et adressés de beaux messages tout au long de cette année retranscrite, de temps en temps, dans ce blog...

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P1020444Ile de SIPADAN



Par Agape
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 04:20
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Ce que représente U2 pour moi est bien plus qu'un simple groupe de musique que j'apprécie...
Pour moi U2 est un déclencheur de bien être. Mon métabolisme réagit vraiment aux sons et aux messages cachés de leurs chansons. Le barrage qui retient l'endorphine dans mon corps cède à chaque fois et c'est le BONHEUR
 
U2 m'a accompagné ces 15 dernières années sur le chemin de la vie.
En voiture nous avons parcourus des dizaines de milliers de km, me faisant adorer prendre la route et rouler, contempler le paysage qui défile sublimé par la musique de U2. Cela me procure un sentiment de liberté, d'explorateur et d'émotion qui ont souvent débordés par des frissons et des larmes de bonheur mais aussi de mélancolie.
U2 m'a aussi accompagné dans les moments difficiles avec des chansons comme Walk On (avance), I still haven't found what I'm looking for (je n'ai toujours pas trouvé ce que je recherche), Stuck in a moment and you can't get out of it (englué dans un moment et ne pas reussir a s'en sortir), ou la très forte émotion de With or without you (avec ou sans toi), Beautifull day ( 1 journée magnifique) et tellement d'autres!!!
 
''Le bonheur ne vaut la peine que s'il est partagé'' extrait du film Into the Wild. Et quel bonheur d'avoir croisé le chemin de ma petite femme Maria qui est tombée littéralement amoureuse de U2 et a rattrapé mes années d'avances... En seulement 2 ans elle connaît autant et même mieux les paroles que moi...
Alors nous somme partis en Tour du Monde (mais nous gardons une anecdote le jour du départ concernant U2 pour le retour...) avec la musique de U2 dans nos I pod et I phone afin de pouvoir sublimer certains moments magiques de voyage grâce à cette musique qui nous inspire, qui nous rend heureux. Comme ces heures de bus en Inde proche de l'Himalaya, ces jours de trains en Chine entre Lhassa et Shanghai, au milieu du Tibet, ou encore ce matin très spécial en repartant de notre première route 4*4 à Shark Bay au lever du soleil, et évidement sur toutes les routes d'Australie qui nous ont menées inlassablement à nous retrouver après 13 000km, à Melbourne, le 1er Décembre pour notre 4eme concert de U2 de la tournée extravagante 360degres tour.(après Milan, Paris et Allemagne l'an passé)
 
Alors nous voici, tous les 2, le 1er Décembre à l'Ethiad stadium, places assises près de la scène.
 
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Les concerts de U2 nous projettent dans une bulle d'amour, d'étreintes et de passions qui nous rappellent combien notre amour est immense, combien notre aventure amoureuse  dans la vie est spéciale, épicée et originale. On se dit '' voila, nous sommes Gil & Maria, main dans la main sur le chemin de la vie, en concert de U2 au cours d'un tour du monde'' Pas facile d'être plus heureux que dans ces grands moments d'illumination commun que U2 déclenche en nous si facilement
 
Et comme nous sommes gourmand de la vie et donc de U2 nous sommes revenus 2 jours plus tard avec des amis de Melbourne: Marie, Janusz et Fred. Cette fois ci autre angle de vue, debout près de la scène...
 
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Le concert commence avec Beautiful day et enchaîne en LIVE les chansons que nous connaissons par coeur et que tout le stade connait aussi sur le bout des doigts. Ce n'est plus qu'une symbiose parfaite entre le groupe, nous, le stade et les paroles entraînantes du grand son U2: c'est l'état d'extase
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Pour la première fois depuis le début de ce blog, nous laissons Marie réaliser un article sur le concert qu'elle a vécu avec nous. Marie écrit, c'est son métier, (elle fait notamment des revues pour les guides touristique comme Michelin, et cherche  du du trtavail dans le domaine de l'ecriture pour sa rentree en France):
Marie, C'est a toi!
''Melbourne, au petit matin, vers 11h. Gil et Maria ont déjà des étoiles dans les yeux. Ce soir, concert de U2 pour la cinquième fois, l’émotion reste intacte. Calé sur le canapé, café et lunettes noires, Gil se frotte les mains : il a trouvé un quatrième billet pour moi. Maria, Gil, Janusz et Marie : la bande des 4 est au complet pour le grand événement, merci les amis !!
18h. On se dirige doucement mais surement vers le tram, après le traditionnel arrêt ticket de tram- Redbull. Direction l’Etihad Stadium, 2e stade de Melbourne après  le Melbourne Cricket Ground. La bande à Bono de St Kilda descend de la rame. Re-pause, sushis cette fois, a la gare de Southern Cross. Cette fois, c’est la bonne ! On y va. La Southern Cross va bientôt laisser la place à la croix de U2, celle que l’on aperçoit depuis les abords de l’Etihad. Cette croix, qui trône sur une petite coupole, n’est rien d’autre que le sommet de l’immense scène que nous allons bientôt découvrir (ou redécouvrir pour certains) a l’intérieur. En somme, la partie émergée de l’iceberg U2esque : un véritable temple a la gloire du groupe mythique, prêt à recevoir des milliers d’adeptes, dont les 2 plus fideles sont justement en ma compagnie.
Il n’y a qu’à suivre de flot de pèlerins qui se dirige vers les entrées. Fred nous rejoint. C’est bon, on est à l’intérieur ! En attendant le Dieu Bono, c’est l’heure de la Sainte Trinité:  biere, chips et Cornetto. Mine de rien, on n’est pas loin de la scène, ca fait plaisir. Ca plane pour nous quand la première partie commence avec Jay-Z. Monsieur Beyonce chauffe un peu l’ambiance, mais ne casse pas trois pattes a un canard. Bientôt, pourtant, les poils de Gil et Maria se hérissent, la fébrilité s’empare du stade, même Janusz s’accroche a sa bière lorsque la star des stars apparait sur la scène. Au son de Vertigo, Gil exulte. C’est mon tour lorsque j’entends Sunday Bloody Sunday. The show must go on, et la bande a Bono, la vraie, est devenue pro en la matière. L’écran 360 se déplie, se replie, éclairage et son a donf, que vont-ils encore bien inventer ? Pourquoi pas se connecter avec un gars de l’espace ? C’est fait… on n’est pas sur 100% que c’était du direct mais ils l’ont fait a Paris, ca c’est certain ! Un peu plus de 2 h de concert, le premier pour nous et le der des ders du tour du monde pour Maria et Gil… comment vont-ils faire ensuite ?
C’est l’heure de regagner nos pénates st kildiennes… c’est aussi l’heure de se perdre un peu dans la foule pour mieux se retrouver ensuite et remonter dans le tram. Dernière pause, la burger pause de Janusz qui laisse le reste de la bande épuisée, mais heureuse d’avoir passé une si bonne soirée ! Merci encore Gil et Maria !''
 
Merci Marie pour ton interpretation majesteuse de cette fantastique soirée...
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Le prochain article conscacré à l'annonce d'une grande nouvelle concernant la suite de notre aventure... un nouveau projet, un RE-Depart...
Par Agape - Publié dans : Australie
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 00:31
 
Alors que tout le monde pensait que ce serait impossible, nous l'avons fait...Plus de 13 000 km parcourus en quelques semaines à peine.
 
De la désertique et majestueuse côte ouest aux impressionnantes villes de l'est. (Entre les deux c'est la grande traversée et pour être honnête à part rouler, rouler et encore rouler on a rien vu a part une route droite et ennuyeuse...pas une seule montagne à l'horizon...)
 
La traversée dure une semaine et, exténués, nous arrivons enfin à BRISBANE chez Derek, un amis rencontré à Dharamsala en Inde 8 mois plus tôt. Nous ne l'avions côtoyé pourtant que pendant 3 jours mais dès qu'il a su que nous venions il a tout de suite proposé de nous héberger chez lui.
Derek's house 3Derek's house 5
Étant donné qu'il partage la maison avec 2 autres locataires c'était difficile pour nous de s'installer dans le salon alors on a opté pour la cave:-) En fait c'était pas si terrible que ça puisque c'était un espace ouvert. En y installant notre matelas agrémenté de la moustiquaire on y était même plutôt confortable...
 
BrisbaneDerek s'est ensuite transformé en guide touristique... Le centre ville, les alentours de Brisbane qui ressemblent vraiment à...l'Alsace ou même la Lorraine sauf qu'il y a des endroits de foret tropicale, des plantations de mangues et bananiers...
Ça nous faisait bizarre au début car Derek ne mange pas de la journée, ce qui n'est pas du tout notre cas. Alors qu'il petit déjeune avec un thé et grignote des graines grillées (sésame, courge, amandes...) avec du miel nous prenons (comme les gens normaux) 3 repas par jours donc pour l'organisation c'est pas évident.
 
Le week end arrive et il nous emmène voir "son île". Il a vécu toute son enfance sur Stadbroke Island, une petite île juste en face de Brisbane. C'était absolument incroyable !
On a vu des koalas dans l'arbre du jardin de ses parents et lors d'un tour avec son bateau on a pu suivre des dauphins, dugongs et raies mantas. On a même réussi à voire des baleines sauter, quelle merveille ! On ne pensait pas que si près d'une grande ville on pourrait trouver une faune aussi abondante...
Stradbroke koalastradbroke boat tour 5 dolphins
Stadbroke Island 2Stadbroke Island 8
Derek a eu la chance de grandir dans cet environnement extraordinaire et nous racontait que dès son enfance il nageait avec les raies et dauphins, s'accrochait à eux en plongée libre alors que nous, nous sommes déjà content d'en voire une de loin en plongée scaphandre :-) On se rend bien compte que l'eau c'est son milieu ! Lors d'une ballade il nous propose de nager vers un rocher en face à 20-30 mètres sauf que du bord jusqu'à ce gros rocher c'est littéralement la "machine a laver". Il est fou ce Derek ! Il saute disparaît sous l'écume pour ne réapparaître que quelques dizaines de secondes après et réussi enfin a grimper sur le rocher ! Apparemment il fait cela souvent mais pour nous ça a été un spectacle à sensation !!!
Stadbroke Island 6Stadbroke Island 5
 
Après 2 semaines passées chez Derek nous trouvons une base pour s'établir une semaine...Nous trouvons un petit appart de gens qui partaient en vacances donc on est...enfin seuls....On reprend nos petites habitudes et on cuisine pour nous et...pour nos amis Derek et sa copine Kath ! Quel bonheur de recevoir à la maison :-)
Petit diner entre amis, Derek et KathMoray St kitchen
 
Les journées passent vite et c'est déjà le départ pour Manilla pour notre session parapente. Le temps est printanier, doux et en arrivant tout est vert. Normalement à cette période de l'année les herbes ont bruni et les températures sont plus chaudes. Conséquences : Pas de thermiques pour faire les vols dont on rêvait, surtout qu'on avait 4 decos magnifiques avec moquettes !!!! A la place on s'est fait des amis et on a pu étudier de près les kangourous curieux. C'était en réalité la première fois qu'on en voyait d'aussi près mais surtout VIVANTS :-) Et puis quand ca vole pas ya toujours le paramoteur...
ManillaManilla deco...vent de travers
Manilla deco kangourou 2Manilla paramoteur ride 2
C'est à Manilla, petite colline de 400 mètres style Reinhardt que s'est déroulé l'incroyable histoire de la parapentiste aspirée dans un nuage lors d'une tempête. Pour ceux qui n'ont pas encore vu ce documentaire c'est vraiment un Miracle (http://www.abc.net.au/tv/guide/netw/201007/programs/DO0841H001D2010-07-01T203000.htm)
 
 
Notre ami Janusz de Melbourne qui nous a rejoint sur place nous a reconvertis a la bière et aux barbecues, seule consolation sur place.
On se dirige ensuite vers Melbourne avec Janusz qui nous héberge chez lui avec sa copine Marie. Tous les soirs c'est "beer o'clock" sur la plage...
Melbourne beer shop 2Melbourne st Kilda beach at beer o'clock 2
 
Dans le prochain article....concert de U2
Par Agape - Publié dans : Australie
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